La fibre de Gibus

À la question « être ou ne pas être », Gibus a répondu : « hêtre ! »

Il a cherché dans le bois un sens qu’il ne trouvait pas ailleurs.

Depuis, l’homme à la barbe aux copeaux crée avec passion des objets utiles et beaux ou beaux et utiles, c’est selon.

Il extrait de la matière brute et parfois indocile, des morceaux de bravoure qui plaisent autant à l’œil qu’au toucher, voire à l’odorat, car le bois est sensoriel par essence.

Il s’appelle charme, tilleul, cèdre ou chêne, frêne ou encore cerisier, pin ou micocoulier.

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Il décline son identité en textures, tons et reliefs différents et raconte l’arbre qui l’a enfanté.

Dans les mains de Gibus et entre les fers du tour à bois, le bloc originel prend forme. Il s’incurve, se polisse, se creuse et déploie son harmonie de courbes.

L’artisan le façonne en suivant un tracé que lui inspire un jeu de nervures, le dessin naturel de la fibre qu’il faut cultiver et ne jamais contrarier.

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De cette gestation et de gestes méticuleux naissent des pièces forcément rares car uniques, pures et humbles car respectueuses d’une esthétique sans fard, une noblesse qui ne craint pas d’être simple et fait rimer rustique avec authentique.

“Les objets de Gibus se regardent et se prennent en main.
Ils appellent le toucher, la caresse, un contact tactile qui suscite une estime immédiate. ”

C’est pour cela qu’ils sont un peu plus que pots, vases, lampes ou saladiers.
L’âme du bois est dans ces objets-là.